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L'équipement du patineur et son bien-être

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 Pour être à l'aise et au meilleur de ses performances et de sa forme à chaque entraînement et pendant les compétitions, le patineur doit veiller à son bien-être général : tenue, alimentation, hydratation, sommeil, sont des facteurs importants à tenir compte mais pas que. Sa motivation, autrement dit son bien-être mental doit aussi faire l'objet de la plus grande attention. Et pour cause, une compétition ne s'improvise pas du jour au lendemain. Il est ainsi nécessaire de se poser les questions essentielles à la pratique, que ce soit au tout début de la saison, qu'en cours de saison. Tout le monde n'est pas fait pour la compétition. Et ce n'est pas un drame! Loin de là! L'important c'est d'en prendre conscience. Pour cela, rien de tel que d'apprendre à se connaître. Que ce soit par les erreurs, les chutes, les succès, les expériences et les chemins de vie que nous prenons, mais aussi par un dialogue avec les gens qui nous entourent, et dont l'entraîneur fait partie, l'élève sera davantage aiguillé dans la connaissance de lui-même afin d'être en mesure de connaître ses intentions et de justifier pour lui-même ses choix. 

  • Sa tenue

Pour patiner à son aise, nul besoin d'acheter des vêtements de haute qualité et de se ruiner. Un pantalon souple (pas de jean), non troué, si possible imperméable fera l'affaire. Pour le haut, privilégiez des matières synthétiques et non du coton qui conservera l'humidité. On recommandera au patineur d'avoir des manches longues pour éviter les blessures ou brûlures de la peau qui pourraient advenir en cas de chute sur la glace. Couvrez-vous! Une polaire ou veste chaude, sans capuche (qui gêne lors de l'exécution des pirouettes et sauts) ne sera pas de trop. Mieux vaut avoir trop chaud que trop froid. Evitez d'avoir des écharpes qui, si elles sont trop longues, peuvent s'avérer à la fois gênantes pour le patineur et dangereuses pour les autres en cas d'accrochage. On n'oubliera pour les filles de porter des bijoux, également sujettes à des accidents en cas de d'accros avec d'autres élèves.

N'oubliez pas les gants, bonnets ou bandeaux pendant les jours froids.

En ce qui concerne les lunettes, mieux vaut les enlever sauf si l'élève ne voit vraiment rien.

Et pensez à vous attachez les cheveux!

 

Si toutefois vous souhaitez investir dans une tenue de patinage, nous vous recommandons de visiter les sites internet suivants :

 

Sports de Glace : https://www.sports-de-glace.fr/

Merveilles de Glace : https://www.merveillesdeglace.com/

Espace Pro Shop : https://www.espaceproshop.com/en/

 

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  • Son alimentation et son hydratation

   Pour être au top de sa forme, rien de tel que de s'alimenter et de s'hydrater selon ses besoins, ses envies, ses activités, etc. L'important c'est de savoir ce qui nous fait du bien, nous rend bien! Ainsi, chaque métabolisme étant différent, il est primordial de connaître et de ressentir ce dont notre corps a besoin et digère bien. Nul besoin de copier un régime particulier pour savoir quoi manger ou quoi boire. Bien entendu, cela peut être nécessaire lorsqu'on souhaite connaître les besoins nécessaires à la pratique sportive. Un médecin et/ou diététicien sont dans ce cas les mieux placés pour vous conseiller. 

Voici quelques conseils néanmoins utiles à votre connaissance que vous pouvez choisir de suivre ou non. 

Glucides simples ou complexes?

- Privilégiez une alimentation riche en glucides complexes pour éviter les coups de pompe dus à l'assimilation rapide des sucres simples (glucose, fructose, galactose).

A quel moment manger et boire?

- De préférence 3h avant l'entraînement pour un repas complet afin de permettre au corps de digérer - Prévoir un goûter à assimilation rapide et non copieuse, type compote, fruits secs, carrés de chocolat, fruits si l'on a faim avant l'entraînement. Et conserver une bouteille d'eau fraiche au bord de piste.

Après l'entraînement (durant les 30 min qui suivent), il est important de recharger le corps en minéraux et en eau perdus par la transpiration. Privilégiez de l'eau plate ou gazeuse, ou une boisson de récupération que vous aurez conçue avec du sucre (ou du jus de fruit dilué) et du sel. Le bicarbonate de sodium (petite cuillère à café), est par exemple un bon élément à introduire car il permet de contrer l'acidité du corps produit par l'entraînement. Evitez les boissons trop sucrées qui ne permettent pas de réhydrater complètement et correctement l'organisme. Une autre option peut-être le lait au chocolat s'il est bien assimilé par l'organisme. car il est notamment riche en calcium, vitamine D, magnésium et potassium et permet de contrer l'acide lactique produit par l'organisme lors de l''effort. On évitera ainsi toute forme de fatigue, crampe, ou courbatures.

1h après l'effort, des glucides solides composés de glucides complexes peuvent être consommés comme des barres de céréales, fruits frais ou secs, pain au chocolat...Evitez des produits industriels contenant trop de gras et pauvres en nutriments, car ils seront facilement absorbés par l'organisme, directement stockés et non bénéfiques aux muscles.

Enfin, pour le repas suivant, privilégiez les glucides complexes, protéines maigres, fruits et légumes riches en minéraux et antioxydants nécessaires à l'organisme pour contrer l'acidose et le stress oxydatif créé par l'activité sportive (voir la section consacrée à la Préparation physique générale).

Protéines animales ou végétales?

- Peu importe, toutes sont utiles au corps humain. Le végétarien devra cependant faire attention à ne pas être carencé et manqué de Fer ou de vitamine B12. Des compléments alimentaires type spiruline par exemple, ou algues sont intéressantes. Pour le Fer, sachez qu'il est également présents dans les noix, noisettes, amades, tofu, lentilles, pois chiches, haricots secs, fruits secs , cacao, avoine, riz complet. Il faudra cependant veiller à absorber une quantité de vitamine C suffisante pour permettre l'assimilation du Fer par l'organisme.

Sites internet intéressants à consulter :

Régime du sportif:

https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Dietes/Fiche.aspx?doc=activite_physique_diete

L'hydratation du sportif:

https://www.sciencesetavenir.fr/nutrition/sport-l-importance-de-l-hydratation-pour-la-performance_28546

Alimentation et digestion du sportif:

https://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2002/mag0719/nu_4383_sportifs_troubles_digestifs.htm

Les Minéraux et Oligoéléments essentiels au sportif:

https://atletnutrition.com/blog/mineraux-oligoelements-et-sport

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  • L'importance du sommeil

   On ne le dira jamais assez mais le sommeil est primordial à tous les âges de la vie. Non seulement il permet au corps de se reposer, au cerveau de se regénérer, mais il est également protecteur dans le sens où il permet d'éviter les blessures, les maladies, la dépression...Dormir suffisamment, au minimum 7h par nuit, accroît l'espérance de vie, renforce les défenses immunitaires, régule les hormones, y compris celle responsable de la sensation de faim, stimule et renforce les capacités cognitives (mémoire, attention, perception, motricité, langage et raisonnement).

 

On parle ici de sommeil profond, qui, tout comme les siestes est réparateur et permet au corps comme au cerveau de récupérer. Dormir à des heures régulières, avant minuit, au calme, loin des ondes électromagnétiques, est une habitude à avoir. Les enfants passent davantage de temps à dormir et pour cause, ils en ont besoin pour grandir. L'hormone de croissance est en effet sécrétée par le cerveau pendant le sommeil. Cette sécrétion diminue avec l'âge mais elle est aussi nécessaire à l'âge adulte pour le renouvellement des cellules du corps (cœur, muscles, os, etc.).

Si le sport ou activité physique quotidienne favorise un sommeil récupérateur, il peut aussi lui être néfaste s'il est pratiqué à haute dose et au mauvais moment (trop tôt le matin ou tard le soir après 19h. Le corps a en effet besoin de se refroidir en fin de journée pour permettre l'endormissement. Idem, prendre une douche trop chaude ou manger trop lourd le soir peut perturber le sommeil.

Il est important de prendre conscience de son état de fatigue au bon moment, et de ne pas attendre de se reposer quand le corps le demande. Forcer au-delà de son énergie peut provoquer à la longue des troubles alimentaires, un manque d'attention, des blessures à répétition, des maladies. Bref, on ne le dira jamais assez, dormir n'est pas une perte de temps, bien au contraire, il permet de vivre plus longtemps!

Site internet intéressants à consulter:

https://www.lamutuellegenerale.fr/le-mag-sante/sante-au-quotidien/sommeil-et-sport-les-liaisons-dangereuses.html

Les phases du sommeil :

https://www.sohealthy.fr/sommeil-important-lorganisme/

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2661823-phases-du-sommeil-paradoxal-lent-leger-profonf-duree-cycle-reve/

https://conseils-sante.pharmashopi.com/blog/limportance-du-sommeil-pour-notre-sante/

Les risques des ondes électromagnétiques sur la santé:

https://www.lanutrition.fr/ondes-electromagnetiques-quels-risques-pour-la-sante

Se préparer à la compétition

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  • Suis-je fais pour la compétition?

Faire de la compétition n'est pas du à tous. Avoir les capacités physiques et mentales sont essentielles mais il faut déjà avoir au départ la volonté et la motivation d'en faire. Il se peut aussi qu'après une année de pratique, l'élève se rende compte qu'il ne veut plus en faire, que ce n'est pas pour lui, et ce n'est pas un drame. Tout le monde a le droit d'essayer et de changer de voie!

L'important c'est de savoir se connaître et de prendre du plaisir à patiner.

Voici déjà un aperçu des questions à se poser avant de se lancer dans la compétition.

Si bien sûr vous en avez d'autres, n'hésitez pas à nous les poser directement. L'entretien de début d'année est également fait pour ça!

        

  • Quelques questions utiles à se poser :

- Qu'est-ce qui me motive à vouloir faire de la compétition? Quels sont mes objectifs?

- Ai-je assez de temps pour pouvoir m'y consacrer? (heures de pratique sur glace, hors glace, déplacement pendant les compétitions)

- Ai-je le soutien de ma famille?

- Ai-je un esprit de compétiteur?

- Ma santé physique me permet-elle de faire de la compétition?

Les phases d'une compétition
        
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Sur une saison de patinage, l'élève sera amené à concourir à une ou plusieurs compétitions.

Pour être au top de sa forme et de son potentiel le jour J, l'élève devra s'y préparer mais aussi savoir tirer les leçons de ses réussites et de ses erreurs. L'entraîneur est là justement pour l'y préparer et le soutenir tout au long de son parcours.

Voici un aperçu des différentes phases par lesquelles l'élève devra passer et qui l'aidera à y voir plus clair sur ce qu'on attend de lui. Il pourra ainsi mieux appréhender ou connaître le rythme propre à la filière compétitive avant de s'y engager.

  • Avant la compétition

       C'est généralement pendant les mois d'été, avant le début des cours et de la saison, que l'entraîneur et l'élève vont commencer le montage du programme. Le choix de musique et son montage, étant généralement et dans le meilleur des cas déjà effectués à la fin de la saison précédente. Un compétiteur a pour l'habitude de conserver son programme et sa musique au minimum 2 ans, mais dans certains cas, il peut arriver qu'il change au bout d'un an (notamment si la musique n'est plus adaptée à son âge, à sa motivation, etc). 

Si l'élève est dans sa première année de compétition, le choix de la musique et le montage du programme (placement des éléments techniques sur la glace, schéma de parcours, ajouts des éléments artistiques, gestes, port des bras, etc.) sont généralement faits dans les premiers mois de la saison sportive. Dans ce cas, l'élève sera préparé à temps pour concourir à une compétition ayant lieu en début d'année suivante (janvier, février), et/ou plutôt à des compétitions de fin de saison. Tout dépend du niveau technique de base du patineur et de sa progression au cours de l'année. 

L'entraîneur peut aider l'élève à choisir sa musique et à la monter (qui doit être composée de rythme varié et contrasté, adapté à son âge, aux émotions qu'il veut faire passer, à l'histoire qu'il veut transmettre ou au personnage qu'il veut incarner). De même, dans le montage chorégraphique sur piste, l'entraîneur travaille de concert avec l'élève afin que ce dernier s'approprie son programme. Si l'élève a assez d'expérience dans ce domaine, il arrive qu'il veuille monter lui-même son programme. Dans ce cas, l'entraîneur est là pour l'aider a posteriori à peaufiner certains détails, effectuer des ajustements ou corrections nécessaires. 

La répétition du programme, que ce soit en entier ou par partie, est primordiale à chaque entraînement, et ceci, dès que le montage commence à être fait. Il est en effet important que la régularité et la répétition soient de mise dans l'apprentissage. L'élève peut également répéter au sol son programme, chez lui en écoutant la musique, ou en cours de préparation physique. L'appropriation du programme en sera davantage renforcée. Cet aspect est important pour que, une fois sur glace, le programme paraisse fluide et naturel. L'objectif étant que les éléments techniques ne paraissent ni difficiles à effectuer ni attendus.

Quelques semaines avant le début de la compétition, la répétition du programme s'intensifie, de même que le rythme de chaque entraînement, le but étant que le patineur soit mis davantage en condition physique nécessaire pour pouvoir tenir un programme sur la durée et le réussir. Durant cette phase, il est important de garder un rythme d'entraînement régulier, hors glace et sur glace, ainsi que d'avoir une discipline et une hygiène de vie propices à la performance, que ce soit en termes de sommeil, d'alimentation, d'organisation et d'entretien de son corps en général. L'entraîneur est bien évidemment présent pour l'accompagner et le soutenir durant cette phase, tant au niveau physique que mental. Le dialogue permanent entre l'élève et l'entraîneur doit être de mise, à la fois si l'élève a besoin de soutien, ou s'il veut simplement échanger sur ses ressentis du moment, y compris en cas de démotivation. 

Une mise en situation du programme sur glace en costume - comme si l'élève était en compétition - a lieu la semaine précédant le jour J. L'objectif est de mettre en condition l'élève, de vérifier si le costume tient, etc. C'est à cette occasion que l'élève et l'entraîneur peuvent se rendre compte de certains problèmes à rectifier, ou des derniers ajustements à faire.

  • La veille de la compétition

Un jour avant la compétition, si un entraînement a lieu, l'élève répète une fois son programme. Sinon, il se repose. Ce n'est pas à ce moment-là qu'il devra tout donner, bien au contraire. Il devra prendre ce temps pour se changer les idées et se détendre. Il aura besoin de concentration,  de calme et de repos. L'objectif sera d'être au top de sa forme le lendemain!

  • Le Jour J

 

Que le patineur passe son programme en matinée, en journée ou en soirée, il faut qu'il soit présent à la patinoire au minimum 1h30 avant. Ceci, afin d'anticiper toute avancée qu'il pourrait y avoir du fait de l'avancement de la compétition, des éventuels désistements de patineurs. C'est aussi nécessaire pour le temps de préparation dont il aura besoin. L'idéal c'est qu'il arrive déjà en tenue et coiffé. Il aura ainsi le temps de repérer les lieux et de se préparer physiquement avec l'entraîneur. Un échauffement au sol sera fait pour le mettre en condition. L'élève devra prévoir d'amener des baskets et une corde à sauter au minimum, de quoi grignoter et boire, ainsi qu'une paire de lacets de patin, des gants, protège-lames, une veste de patinage, ces CDs de musique  à remettre à l'accueil en arrivant.

L'élève sera invité avec l'entraîneur à placer son programme sur piste en amont, afin de ne pas être perdu une fois sur piste, et de visualiser où le jury est placé. 

Il sera temps de mettre ses patins quand le groupe d'échauffement précédant le sien sera sur piste.

Enfin, il se placera en bord de piste et en patin avec l'entraîneur une fois que l'avant dernier patineur du groupe précédant effectuera son programme. 

Bien sûr, ses recommandations peuvent varier d'un patineur à un autre! Dans tous les cas, l'entraîneur est là pour lui rappeler ces règles et l'accompagner le Jour J !

  • Les jours suivants la compétition

  Après la compétition, place à l'analyse et au repos. Un débrief à chaud de la performance a lieu le jour J, entre l'entraîneur et l'élève pour parler des réussites et erreurs. Ce point est important pour faire un bilan général. Accompagnée de la fiche de notes remise par les juges, cette analyse est d'autant plus pertinente pour que l'élève se rende compte de ses acquis et de ce qui lui reste à acquérir ou à améliorer. L'analyse vidéo du programme est aussi intéressante pour qu'il se rende compte de son placement sur glace, visualiser ses erreurs et savoir comment les corriger. 

Les jours suivant la compétition, l'entraînement sera moins soutenu que les semaines et jours la précédant. On évitera pour un temps de répéter le programme sauf si une seconde compétition a lieu dans les jours à venir. L'objectif est de repartir sur des bases techniques et de diminuer l'intensité, le rythme de l'entraînement. Celui-ci sera bien sûr intensifié au fur et à mesure des semaines pour ne pas relâcher les objectifs de la saison et des échéances éventuelles d'autres compétitions à venir. 

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